Wednesday, March 16, 2016

Member Spotlight: Francine Benoit

C'est avec un grand plaisir de nous vous présentons Francine comme Spotlight pour le mois de mars. Francine est membre de la guilde depuis quelques années.  Un gros merci d'avoir accepté notre invitation Francine!



Vos coordonnées de médias sociaux (blog/site web, Facebook, Instagram, etc): 
Je ne suis pas vraiment sur les médias sociaux, sauf Facebook où j’affiche parfois mes courtepointes.

Qu'avez-vous étudié à l'école et/ou que faites-vous comme travail?
Depuis une vingtaine d’années, je travaille dans l’édition dans un centre de recherche universitaire en mathématiques et recherche opérationnelle.  J’utilise un logiciel de programmation typographique (LaTeX) pour éditer et mettre en page des textes scientifiques, contenant beaucoup de mathématiques, destinés à des journaux spécialisés.

Depuis combien de temps faites-vous de la courtepointe?
Je couds depuis que je suis toute jeune, mais je fais de la courtepointe depuis une douzaine d’années. J’accumulais les magazines, et je ne me décidais pas à me lancer, car j’avais toujours l’impression qu’il me manquait des notions.  Puis Courtepointe Claire a ouvert ses portes.  J’ai pris quelques cours et je n’ai plus arrêté la courtepointe depuis.


Qu'est-ce qui vous a d'abord intéressé à la courtepointe moderne?
Ce qui m’a d’abord séduite ce sont les couleurs, le design très graphique, les formes plus minimalistes, et l’improvisation, même si je n’en fais pas encore.

Comment avez-vous trouvé la MMQG et pourquoi avez-vous décidé de devenir membre?
Vous allez rire, mais je ne me souviens plus comment j’ai trouvé la MMQG.  Je me souviens que Cinzia Allocca avait quelques courtepointes à vendre chez Courtepointe Claire et je les aimais beaucoup.  Je suis donc allée voir son blog et j’ai découvert le monde parallèle des blogs et de la courtepointe moderne. Et je pense (!) que c’est là que j’ai appris l’existence de la guilde.  J’avais essayé de devenir membre de guildes plus traditionnelles, mais elles avaient des listes d’attente et des rencontres le jour seulement.  La MMQG est plus jeune, donc plus dynamique, et les rencontres sont le soir.  J’avoue avoir eu du mal à suivre au début avec tous ces noms de blogs et de designers de patrons et de tissus, mais à la longue tout se recoupe et se place.

Quelles techniques/style/philosophie aimez-vous le plus de la courtepointe moderne?
Au début je me suis cantonnée dans le style traditionnel.  C’était plus tangible pour moi.  Puis, j’ai découvert le site de Fun Quilts, aujourd’hui Modern Quilt Studio, de Weeks Ringle et Bill Kerr. J’adore leur style très graphique et leurs couleurs, parfois vibrantes, mais aussi parfois effacées ou analogues.  Leur série sur la transparence m’a vraiment conquise.


Quels usagers de médias sociaux reliés à la courtepointe moderne suivez-vous?
Aujourd’hui je suis vraiment beaucoup de blogs, même trop.  Quand je ne travaille pas, je passe plusieurs heures à éplucher tout ça.  Mais je dirais que j’admire beaucoup le travail de piquage de Judi Madsen de Green Fairy Quilts et Christina Camelli de A Few Scraps.

Où allez-vous pour de l'inspiration ou des idées pour vos projets de courtepointe?
J’adore les livres et les revues, il en traîne partout chez-moi.  Mais les blogs et Pinterest sont maintenant une belle source d’inspiration.  Je n’ai jamais étudié en design et je suis nulle en dessin. Mais je commence à voir des idées de blocs ou de design un peu partout (œuvres d’art, tuile, tapisserie).  L’idée du bloc pour ma courtepointe d’exposition vient d’une œuvre en papier que j’ai vu dans la vitrine d’un marchand d’art du vieux-Montréal.

Quel est votre projet favori que vous avez terminé? Pourquoi est-il votre préféré?
En fait j’en ai deux.  Le premier projet c’est « Tomatina », une courtepointe beige, noir et rouge.  J’en suis vraiment fière, car il y a une dizaine de sortes de rouge qui s’agencent très bien.  Dans mes premières courtepointes j’ai eu beaucoup de difficulté avec les couleurs et les valeurs de couleur.  Mais celle-ci est très réussie.  Quand je l’ai exposée au Salon 2010 de Courtepointe Québec, elle a gagné un ruban « Choix du juge » de Sheila Wintle. .  Le deuxième projet c’est la courtepointe qu’on surnomme « La courtepointe de Maman ».  C’est la seule courtepointe que ma belle-maman a faite dans sa vie et c’était pour mon conjoint, alors âgé d’une dizaine d’années.  Elle était très abîmée et Sylvain se demandait s’il devait la jeter.  Je lui ai alors proposé de retirer tout le piquage, mettre un molleton (elle n’en avait pas), remplacer le dessous et repiquer le tout. Je suis contente de lui avoir donné une deuxième vie.  Un article lui a d’ailleurs été consacré dans l’édition printemps 2015 du Journal de Courtepointe Québec.


Qu'est-ce que vous considérez comme votre 'super pouvoir' dans la courtepointe?
Je dirais que c’est ma patience.  Rien ne me fait vraiment peur en couture, mais, comme tout le monde, il y a des techniques que je ne maîtrise pas du premier coup.  Avec un peu de patience et un bon découseur, on arrive à tout.

Quelle est votre partie préférée du processus de fabrication de courtepointe? Pourquoi?
Je me suis souvent posé la question et je n’ai pas de partie préférée.  J’aime tout de la fabrication d’une courtepointe.  Mais dépendant des projets j’aime mieux certaines étapes que d’autres; parfois c’est la recherche des tissus, parfois le piéçage, parfois le piquage. J’apprécie aussi la pose du biais de finition à la main (surtout l’été dehors à l’ombre d’un arbre).

Quel projet ou technique est le prochain sur votre liste "à essayer"?
Je prends le métro pour aller au boulot. Et chaque matin j’attends le métro devant la murale de Judith Kleiss au métro Jean-Talon.  C’est une œuvre gigantesque (3 étages) composée de 192 carrés et seulement 6 couleurs, qui illustre la croisée des lignes orange et bleue du métro de Montréal.  Après avoir vu à la guilde la magnifique courtepointe de Sarah Bowman, qui schématise son parcours de jogging lorsqu’elle vivait à Montréal, l’idée a doucement germée de reproduire cette murale en courtepointe … en souvenir de toutes ces années.  Mais tout est rond dans cette murale, donc je dois maîtriser les coutures avec des courbes.


Quel est le meilleur truc ou technique que vous avez découvert?
Pour ma courtepointe « Tomatina », j’ai croisé différentes techniques pour faire des carrés formés de deux triangles (half-square-triangle) en piéçage sur papier et j’arrive à en faire de toutes les grandeurs en quelques minutes seulement et nul besoin de retailler après.

Quel est le meilleur conseil que vous avez reçu concernant la courtepointe?
Le meilleur conseil que j’ai reçu … avoir du plaisir.  Tout ça est un loisir qui me procure beaucoup de satisfaction et j’espère bien que ça restera ainsi très longtemps.

Décrivez votre processus créatif en trois mots:
Difficile, facile, difficile.  Mais attention je n’ai pas dit « pénible ».  Le choix des tissus est toujours difficile pour moi.  Comme je le disais je n’ai aucune base de design et les choix de couleurs sont assez ardus.  Par contre, quand le tissu et le patron sont choisis, l’assemblage est en général assez facile.  Puis viennent le difficile choix du piquage et son exécution.  Mais ici aussi la patience est mon alliée.

Décrivez/partagez quelques photos de votre studio ou espace de couture:
J’ai toujours eu un tout petit coin du sous-sol pour poser ma machine à coudre, mais parfois dans un sous-sol non fini, ou près de la fournaise, ou dans la salle familiale.  Mais depuis que les enfants ont quitté le nid, j’ai récupéré leur chambre.  En fait j’ai récupéré les deux chambres.  Ils avaient des chambres face-à-face séparées par les garde-robes.  Quand j’ai acheté ma machine à piquer « Gammill », aucune des deux n’était assez grande.  Mon conjoint a donc enlevé les placards, déplacé la porte et fait une seule grande pièce.  D’un côté de la pièce j’ai la Gammill avec tous mes tissus de courtepointe sur des tablettes au mur, et de l’autre côté il y a ma table de coupe, mes machines à coudre et d’autres tablettes au mur.  L’été dernier j’ai réaménagé le tout avec des meubles Ikea pour faire plus de rangement.  C’est ainsi beaucoup plus aéré.  Il y a des meubles à tiroirs des deux côtés sous la Gammill et, également des deux côtés, sous ma table de coupe.  Je suis vraiment chanceuse d’avoir un si bel espace et avec trois fenêtres j’ai toujours une belle lumière naturelle.



3 comments:

  1. Article très intéressant! Je ne cesserai jamais d'être impressionnée par les résultats de l'organisation et du travail de Francine ainsi que sa générosité à partager ses connaissances. BRAVO!
    Anita Beauchamp

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    1. Merci Anita! Mais c'est l'fun de partager avec des personnes qui aiment aussi échanger et qui sont réceptives.

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  2. Oups! Je me suis trompée dans le nom de l'artiste qui a fait la murale au métro Jean-Talon. C'est Judith Bricault Klein. Sur sa signature on dirait bien que ce sont deux "s" au lieu du "n". Désolée!

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